Ville apaisée & déplacements actifs

Une ville apaisée est une ville où les véhicules motorisés roulent moins vite et laissent une place plus grande aux déplacements de mode actifs tels que la marche à pied et le vélo.


VILLE APAISÉE

Afin de répondre aux enjeux climatiques et aux objectifs des politiques publiques en matière

    • énergétiques,
    • liens sociaux,
    • développements économiques et commerciaux,
    • conditions sanitaires,

la démarche de la ville apaisée remet

    • l’habitant au cœur d’une stratégie de mobilité et de développement durable.
    • le territoire de qualité au cœur des aménagements
    • en favorisant l’usage de la marche et du vélo,

Le concept de ville apaisée s’applique aux questions de mobilité urbaine notamment dans les centres villes, avec un renversement de la hiérarchie des modes de déplacement, pour passer du « tout automobile » vers la promotion des déplacements à pied et à vélo. Cela conduit à revoir le plan de circulation de la ville avec :

    • la réduction de l’accès de la circulation automobile notamment de transit
    • une politique d’abaissement des vitesses
    • réduction des emplacements réservés à l’automobile
    • une amélioration des infra structures destinées aux circulations des piétons, des vélos, des équipements pour les personnes à mobilité réduite.

MOBILITÉS

Douce – Durable – Active – Alternative

Précisions sur la terminologie

  • La mobilité douce est apparue la première, alors que les débats relatifs aux déplacements se focalisaient sur les nuisances qu’ils généraient pour les citadins – les mobilités douces étant alors celles qui minimisent ces nuisances.
  • La mobilité durable – qui de ces différentes expressions possibles est de loin la plus courante – renvoie elle à la prise de conscience des effets négatifs que les activités humaines, parmi lesquelles les déplacements, ont sur l’écosystème planétaire (notamment le réchauffement climatique) – les mobilités durables étant alors celles qui ne l’impactent que d’une façon jugée acceptable; là donc où la mobilité douce renvoie d’abord au souci de l’urbanité, de la possibilité de vivre sans désagréments majeurs en ville, la préoccupation première de la mobilité durable est l’écologie, la possibilité de vivre sur notre planète.
  • La mobilité active a pour sa part fait son apparition dans le cadre des inquiétudes liées aux pandémies provoquées par la sédentarité caractéristique des sociétés modernes – les mobilités actives étant alors celles qui permettent de pallier les effets sanitaires de notre mode de vie; l’enjeu principal n’est donc ici ni notre ville ni notre planète, mais notre corps.
  • Quant à la mobilité alternative, elle est elle liée à l’idée très générale que nos façons actuelles de nous déplacer génèrent des effets négatifs (sur nos villes, notre planète, nos corps), et qu’il est donc impératif de passer à d’autres modes de déplacement.

Une fois précisée cette terminologique, il est impératif de se rappeler que la mobilité active comprend deux composantes principales :

    • la marche,
    • le vélo,

ces deux composantes dont les caractéristiques sont nettement distinctes – ainsi le vélo est-il (contrairement à la marche) un mode véhiculaire, et la vitesse ainsi que par conséquent la portée moyenne de ces deux modes varient-elles de 1 à 4 (1); on préférera donc, pour ne pas gommer les contraintes et les opportunités nettement différenciées de ces deux modes, parler de mobilités actives, auxquelles est néanmoins commune leur désirabilité aussi bien urbaine qu’environnementale et sanitaire.

Auteur : Julien Demade, Chercheur au CNRS (http://carfree.fr/)


Sources